Guide des technologies
Le cycle pilaire : pourquoi plusieurs séances sont nécessaires
Chaque poil vit à son propre rythme, et le laser ne peut détruire que ceux qui sont en pleine croissance. C’est la clé pour expliquer à vos clientes le nombre de séances et leur espacement.

Trois phases
La phase anagène est la phase de croissance : le poil est pigmenté et bien relié à sa racine. La phase catagène est une courte transition où le poil se détache. La phase télogène est une phase de repos : le poil est détaché et presque sans pigment, avant de tomber.
Pourquoi seule la croissance compte
En phase anagène, le poil contient beaucoup de mélanine et reste collé à la papille, la structure qui le nourrit : la chaleur produite dans le poil atteint directement les cellules qui le fabriquent. En phase de repos, le poil est pâle et éloigné de la papille : le laser n’a presque pas de prise.
Ce que cela implique en séance
À un instant donné, seule une partie des poils d’une zone est en croissance. Chaque séance traite cette fraction ; les suivantes rattrapent les poils qui sont entrés en croissance entre-temps. Augmenter la puissance ne permet pas de faire moins de séances, cela augmente surtout le risque de brûlure.
Espacer les séances selon la zone
Le rythme varie selon la zone. La source indique 4 à 6 semaines pour le visage, les jambes, les bras et la nuque, et 6 à 8 semaines pour les aisselles, le maillot, le dos et le torse. Revenir trop tôt réduit l’efficacité.
Pourquoi 100 % n’existe pas
Les follicules ne sont pas synchronisés, certains poils sont peu pigmentés et les hormones peuvent réactiver des follicules restants. Une repousse fine et clairsemée, parfois des années après, est normale : quelques séances d’entretien suffisent alors.


