Guide des technologies
Photothermolyse sélective : le mécanisme qui détruit le poil
Toute l’épilation laser repose sur un principe publié en 1983 : chauffer une cible précise sans abîmer ce qui l’entoure. Les trois conditions à réunir et ce qui les fait varier.

Un principe fondateur
En 1983, Anderson et Parrish ont décrit la photothermolyse sélective dans la revue Science. Ils ont montré qu’on pouvait détruire par la chaleur une cible pigmentée précise, comme le follicule pileux, en respectant trois conditions.
Condition 1 : la bonne longueur d’onde
La lumière doit être absorbée par la cible, ici la mélanine du poil, davantage que par les tissus voisins. C’est la sélectivité « chimique ».
Condition 2 : la bonne durée d’impulsion
L’impulsion doit être plus courte que le temps que met la chaleur à s’échapper de la cible, appelé temps de relaxation thermique. La chaleur reste ainsi concentrée dans le follicule. C’est la sélectivité « thermique ».
Condition 3 : assez d’énergie
La fluence doit être suffisante pour porter le follicule à une température qui détruit de façon irréversible les cellules qui fabriquent le poil. Trop peu, rien ne se passe ; trop, la peau brûle.
Ce qui améliore ou dégrade la sélectivité
Elle s’améliore avec une longueur d’onde bien absorbée par la mélanine, une énergie adaptée au phototype et un refroidissement de l’épiderme. Elle se dégrade sur peau très foncée ou bronzée, et sur poils fins ou clairs, car le contraste entre le poil et la peau diminue.
Pourquoi les poils blancs résistent
Sans mélanine, le poil n’absorbe presque pas la lumière : il ne chauffe pas et la racine survit. C’est une limite de toutes les technologies laser et lumière pulsée.


