Épilation laser : pourquoi l’automne est la meilleure saison pour démarrer

Au moins six séances, espacées de plusieurs semaines, sur une peau non bronzée : l’épilation laser se prépare des mois avant l’été. Le calendrier à proposer à vos clientes, et ce qu’il change pour votre planning.

4 min de lecture
Praticienne réalisant une épilation laser des jambes sur une cliente allongée, en cabine claire
Sommaire 4 parties
  1. 01Pourquoi une peau non bronzée
  2. 02Pourquoi il faut du temps : le cycle pilaire
  3. 03Le calendrier à proposer
  4. 04Ce que ça change pour votre activité

Chaque printemps, la même scène se répète : des clientes qui veulent des jambes nettes pour juillet découvrent qu’il faut plusieurs mois. L’épilation laser ne se rattrape pas à la dernière minute.

La bonne nouvelle, c’est que la saison idéale pour démarrer est celle qui commence : l’automne. La peau a perdu son bronzage, et il reste assez de semaines pour enchaîner les séances avant l’été.

Pourquoi une peau non bronzée

Le laser repose sur la photothermolyse sélective : l’énergie lumineuse vise la mélanine du poil pour détruire le follicule, en épargnant les tissus voisins. Sur une peau bronzée ou récemment exposée, la mélanine de l’épiderme augmente et entre en concurrence avec celle du poil.

Résultat : moins d’énergie pour le poil, et un risque nettement plus élevé de brûlures et de taches après la séance. Le phototype ne change pas, mais une peau bronzée réagit comme une peau plus foncée.

Pourquoi il faut du temps : le cycle pilaire

Le laser n’agit que sur les poils en phase de croissance (anagène) : pigmentés et reliés à leur racine, ils conduisent la chaleur jusqu’aux cellules qui fabriquent le poil. À un instant donné, seule une partie des poils d’une zone est dans cette phase. Chaque séance traite cette fraction ; la suivante rattrape ceux qui ont démarré leur croissance entre-temps.

Augmenter la puissance ne permet pas de faire moins de séances : cela augmente surtout le risque de brûlure.

Schéma des trois phases du cycle pilaire : croissance, transition et repos
Les trois phases du cycle pilaire : seul le poil en croissance (anagène) répond au laser.

Espacer les séances selon la zone

ZoneIntervalle entre deux séances
Visage, jambes, bras, nuque4 à 6 semaines
Aisselles, maillot, dos, torse6 à 8 semaines
Intervalles indicatifs, d’après notre guide du cycle pilaire. Revenir trop tôt réduit l’efficacité.

Le calendrier à proposer

Il faut compter au moins six séances sur une même zone, souvent davantage sur les phototypes V et VI, dont les réglages plus prudents demandent plus de séances et des intervalles plus longs. En démarrant à la mi-octobre, une cliente peut avoir terminé sa série de jambes en avril, et celle des aisselles ou du maillot en juin.

Étéoct.nov.déc.janv.févr.marsavr.maijuinjuil.SIX SÉANCES AVANT L’ÉTÉJambestoutes les 5 semaines123456Aisselles, maillottoutes les 7 semaines123456Première séance le 15 octobre ; rythme indicatif à adapter à la cliente et au phototype.
Deux rythmes types, de la mi-octobre à l’été.
6séances
minimum sur une même zone pour venir à bout des poils
4 à 6semaines
entre deux séances sur le visage, les jambes, les bras
6 à 8semaines
pour les aisselles, le maillot, le dos et le torse

Sources : formation EAOT épilation au laser diode et guide Teonia du cycle pilaire.

Ce que ça change pour votre activité

Anticiper, c’est aussi lisser votre activité. Les cures démarrées à l’automne remplissent le planning dans une période plus calme, évitent l’embouteillage de mai et limitent les séances restantes en pleine saison solaire. Les forfaits, rendus nécessaires par le nombre de séances, fidélisent la cliente sur plusieurs mois.

C’est le bon moment pour lancer une offre « prête pour l’été » : en vitrine, par newsletter ou sur vos réseaux.

Praticienne réglant un laser d’épilation Neocure sur l’écran tactile, la cliente allongée avec des lunettes de protection

Équipement

Un laser pour chaque peau

L’EpilPro MAX réunit quatre longueurs d’onde (755, 808, 940 et 1064 nm) pour adapter chaque séance au phototype, du I au VI, et au type de poil.

Pour démarrer avec un appareil compact, l’EpilPro II mise sur le 808 nm, la longueur d’onde de référence, avec des protocoles intégrés selon le phototype.

Un projet d’équipement ?

Votre conseillère vous aide à choisir l’appareil et la formation adaptés à votre activité.